Ne fais pas de suppositions sur quoi que ce soit ni sur qui que ce soit
Ne fais pas de suppositions sur N'importe quoi ou N'importe qui
Tu entres dans la pièce. Tu vois une petite fille mignonne, habillée de mousseline rose, qui sourit à pleines dents, perchée sur les genoux d’un énorme type à l’allure de boxeur, vêtu de cuir noir épais, la main posée de manière possessive sur le bas de son dos, qui scrute d’un air impérieux le monde qui l’entoure. Ne suppose pas qu’elle soit la soumise et lui le dominant. Ne suppose même pas que « elle » s’identifie comme une « elle » ou que « lui » s’identifie comme un « lui ». Il se pourrait très bien que la personne en rose donne les ordres et utilise les pronoms « il » ou « ils ».
L'une des dominatrices les plus impitoyables que j'aie jamais rencontrées était une jeune femme de 22 ans pesant 80 livres qui aimait s'habiller comme une poupée. On aurait dit qu'elle n'aurait pas fait de mal à une mouche, mais elle adorait faire fondre les gens en larmes. Son truc, c'était de jouer sur les stéréotypes pour ensuite briser toutes les attentes.
Le milieu BDSM reconnaît que les caractéristiques physiques, l'identité de genre, l'expression de genre, l'identité sexuelle, l'expression sexuelle et les préférences sexuelles sont toutes différent des trucs.
Ne fais pas de suppositions sur le rôle, les capacités, les intentions, les pronoms ou l’identité de genre d’une personne ; demande-lui simplement ! Si tu veux une réponse claire, pose une question claire. Les sous-entendus et les métaphores sont source de confusion. Demander des précisions ou poser une « question bête » est rarement offensant quand c’est fait avec sérieux et respect. N’oublie pas que tu parles à un être humain, tout comme toi.
Exemple de ce que tu pourrais dire au couple en rose et noir :
« Salut, je m’appelle _______. Je suis ravie de vous rencontrer tous les deux. J’adore vos tenues ! Comment tu veux que je t’appelle ? Quels sont tes pronoms ? »
Ne fais pas la moue si la personne en rose te répond : « Oh, je suis Gozer le Destructeur. [petit rire cristallin] Ce charmant petit bijou, c’est à moi. Tu peux juste l’appeler “le Gardien” [hochement de tête amical]. Ravi de te rencontrer. C’est ta première fois ici ? »
Fais avec, appelle-les Gozer et Gatekeeper comme on te l'a demandé. Tous les noms et tous les mots ont été inventés à un moment ou à un autre, alors ne te laisse pas déconcerter si ceux-là te semblent un peu bizarres. Tu t'y habitueras étonnamment vite.
Tu peux te montrer charmant et plein d'esprit, leur demander où se trouve le Keymaster, mais n'en fais pas trop au point de paraître louche, et ne leur demande pas tout de suite si tu peux devenir le Keymaster.
[Si ces noms ne t'ont pas fait sourire, fais-toi plaisir : regarde le film de 1984 Les Chasseurs de fantômes. C'est super kitsch et on ne peut pas faire plus années 80, mais c'est génial justement pour ça…]